Site officiel
du Col de Vence

de 1979 à aujourd'hui

Zone d'anomalies permanentes
Français English
  • Accueil
  • Historique
    • Cartes postales
  • Observations
    • Autres témoignages
    • Observation du 21/05/2011
  • Photos
    • Tentative d'explication
    • Plus de photos
  • Le bruit
  • Vidéos
  • Crop Circles
    • Vu du ciel
  • Boules de lumière
  • Hessdalen
    • Seconde expédition octobre 2018
    • Troisième expédition en Norvège
    • Quatrième expédition Norvège 2022
  • Aurores boréales
    • Aurores boréales 2022
  • News
  • DVD - Livres
  • Nous contacter
  • Enquêtes
    • Un cas de RR2 dans les hautes Alpes
    • Rencontre nocturne au Maroc
    • Des manifestations étranges en nord Isère (38)
    • Un cas de RR2 dans la vallée du Grésivaudan?
    • Manifestations OVNI à proximité de Cadarache
    • Un cas de RR1 dans la Drôme!
    • Observations OVNIs dans l'Oise
    • RR2 à Saint-Omer, dans le Nord-Pas-de-Calais
    • Un cas résolu dans la Drôme
  • Liens

Un cas résolu dans la Drôme

 

 

 

 

Observation du 26 septembre 2026 à Saint-Paul-Lès-Romans

 

Rapport final d'enquête par Denis Alarcon

 

 

 

L’enquête s’est déroulée en 3 temps :

-       Echanges téléphoniques avec le témoin le 1er octobre 2026.

-        Poursuite de l’enquête sur les lieux-mêmes de l’observation en présence du témoin le 3 octobre 2026.

-        Investigations complémentaires et clôture de l’enquête le 5 octobre 2026.

 

 

1/ Recueil d’informations sur l’observation de madame Annick N.

 

Date : Samedi 26 septembre 2026 en début de soirée (Photo réalisée à 20h09, observation débutée quelques minutes plus tôt, vraisemblablement peu après 20h)

Lieu : Depuis son domicile situé à Saint-Paul-Lès-Romans, département de la Drôme.

Conditions météo : Tombée de la nuit (1/2h après le couché du soleil), quelques nuages épars présents dans le ciel. Température douce (Soirée de pleine lune).

Les faits : Annick, qui vit seule en compagnie de sa chienne (Bichon havanais) et ses deux chats (Sacrés de Birmanie), est en train de préparer le dîner, dans l’attente de l’arrivée de son fils. Alertée par les aboiements de sa chienne, Annick regarde par la fenêtre de sa cuisine, située à l’arrière de sa maison. Elle a son attention attirée par des puissantes lumières situées dans une zone agricole constituée de champs (Dont des champs de maïs, au premier plan, moissonnés 2 ou 3 semaines auparavant) et de quelques petits bois, au sud de sa maison.

Le phénomène est statique et lui fait d’abord penser à un incendie, mais son aspect singulier la questionne, d’autant qu’aucun véhicule de pompiers n’est visible sur les lieux. Il ne peut aussi s’agir de véhicules disposés en cercle, tous phares allumés.

En effet, elle observe un ensemble de lumières rondes semblant disposées à intervalles réguliers et resserrés à la périphérie d’une structure qui lui évoque un disque posé au sol.

Selon ses dires, ces lumières varient d’intensité de façon séquentielle et cyclique, en passant de la couleur orange au jaune, de la gauche vers la droite. Le témoin nous parle de l’impression d’une palpitation lente, entre crète d’intensité et abaissement de la luminosité, sans extinction.

Elle ne perçoit pas de bruits particuliers en provenance du phénomène mais remarque que ses animaux de compagnie manifestent de l’agitation et viennent rapidement se réfugier dans la maison dès qu’elle ouvre la porte pour aller observer le phénomène depuis son jardin.

En observant avec attention, Annick croit deviner à un moment donné des silhouettes sombres se mouvant devant cet ensemble de lumière.

Ayant son Smartphone sur elle, Annick a la présence d’esprit de réaliser une photographie à l’aide de celui-ci (Samsung Galaxy S24+) en zoomant légèrement.

Les réglages automatiques de la prise de vue sont les suivants (Lecture des méta données du fichier jpeg) :

ISO 2000, focale 69mm ouverture F2,4 et temps d’exposition : 1/8s.

Fichier jpeg d’un poids de 0,97 Mo 3000X4000 12 Mégapixels de résolution. (*)

Photo réalisée à 20h09 le 26/09/2026.

(* Ces données vont nous permettre d’estimer la taille de cet ensemble de lumières, voir les annexes)

Elle s’étonne de ne pas avoir eu le réflexe de filmer, mais nous fait également la remarque que son téléphone arrivait au bout de l’autonomie de sa batterie et nécessitait d’être rechargé.

Annick nous rapporte que deux de ses voisins ont également observé ces lumières. (Un jeune homme de 34 ans, prénommé EK, d’origine asiatique, qui se promenait le long de la voie verte, et une dame se promenant à proximité, avec sa fillette en bas âge). Le voisin a confié à notre témoin avoir observé le même phénomène la veille vers les 22h30, depuis son domicile, en ayant pensé qu’il s’agissait de tracteurs. Il n’a pas également assisté à la fin de la manifestation le vendredi et le samedi, tout comme Annick le samedi.

Occupée dans sa cuisine à préparer le dîner, elle regardait de temps en temps, et elle a constaté à un moment donné, aux alentours de 22h que les lumières avaient disparu. Elle n’a pas fait état de son observation à son fils, une fois celui-ci arrivé à son domicile aux alentours de 20h45. Celui-ci est enseignant et d’esprit très cartésien.

L’observation d’Annick se décompose en deux temps, le premier d’une durée d’une quinzaine de minutes, durant laquelle la photo est prise, et le second plus tard d’une durée d’environ cinq minutes. Il est impossible d’évaluer la durée durant laquelle le phénomène a été présent dans le champ, le témoin n’ayant assisté ni au début, ni à la fin de la manifestation.

Annick nous précise que les lumières étaient situées sur un accotement au Sud de sa position, au-delà de la zone constituée de champs agricoles et de petits bois jouxtant sa maison. De fait situé plus haut que son domicile.

 

Il est par ailleurs à noter que le domicile du témoin se trouve à proximité du site nucléaire de Romans qui appartient à la société Framatome qui y fabrique des assemblages de combustible destinés aux réacteurs électronucléaires et aux réacteurs de recherche. Le site regroupe les usines de production de deux sociétés, CERCA et FBFC (Voir cartes).

Il s’agit d’un site stratégique, sous haute surveillance, interdit de survol, à l’exemple des centrales nucléaires, des sites industriels très sensibles et de sites militaires.

 

Site de Framatome photographié depuis le domicile du témoin.

 

Le témoin constate dans la nuit du samedi au dimanche que ses deux chats (Un mâle et une femelle, issus de la même portée) viennent se blottir contre elles dans son lit, ce qu’ils ne font jamais, et semblaient inquiets. La chatte notamment était en alerte et regardait de partout, et a été aussi inspecter toutes les pièces de la maison qui est de plain-pied.

Annick nous rapporte avoir senti des présences à l’extérieur de la maison vers minuit et entendu des bruits de déplacement comme si quelqu’un ou des animaux se déplaçaient dans le jardin (D’une superficie de 2000 mètres carré). Elle n’a pas osé voir à l’extérieur de quoi il s’agissait, étant seule à son domicile, après le départ de son fils.

Annick qui a l’habitude de nourrir des oiseaux a remarqué par ailleurs qu’il n’y avait pas d’oiseaux dans son jardin de toute la journée du samedi et du dimanche. Ceux-ci sont revenus qu’à partir de la journée du lundi.

Le témoin nous rapporte avoir déjà fait des observations de phénomènes insolites aériens par le passé, notamment dans les Antilles où elle a vécu 42 ans (d’abord en Guadeloupe puis en Martinique).

 

 

 2/ Photographies :

 

 

 

La photographie réalisée par le témoin le 26/09/2026 à 20h09

 

Photo recadrée et retouchée au niveau de la luminosité et du contraste

 

La même photo, mais en négatif

 

Grossissement supplémentaire dans l’image

 

Les métadonnées de la photo réalisée par Annick N.

 

 

La même zone en zoomant. On constate que la zone est artificialisée, et semble correspondre à un site industriel.

 

Nous décidons d’aller explorer la zone pour identifier le site, qui se trouve manifestement sur l’autre rive de l’Isère.

 

Il s’agit d’un site Veolia et le panneau précise les activités auxquelles il est dédié.

Cette installation est située sur la commune de Chatuzange-le-Goubet, sur l’autre rive de l’Isère.

 

Accueil, enfouissement et gestion de déchets ménagers/industriels ; valorisation énergétique.

Capacité : Environ 150 000 tonnes de déchets par an. 

Production d’énergie : Unité de méthanisation/biogaz pour produire du biométhane injecté dans le réseau.

 

Photographies du site réalisées le 03/10/2026.

 

Colline artificielle recouvrant des déchets organiques avec dispositifs de récupération de biogaz

 

 

 

 

Eu égard à la présence de ce site de valorisation des déchets ménagers et de production d’électricité et de biogaz, l’hypothèse la plus économique est de considérer qu’Annick aurait photographié soit un puissant dispositif d’éclairage d’une partie du site, soit un brûlage de biogaz se trouvant peut-être en excédent au niveau de l’installation et de ses capacités de stockage.

 

A confirmer en contactant l’exploitant du site.

 

 

3/ Carte :

 

 

 

4/ Estimation de la taille de cet ensemble de lumière à partir des métadonnées 

 

Le calcul s’opère de la manière suivante :

1/ Calculer le nombre de pixels occupés par le phénomène dans le plan de la largeur :

Le Smartphone est positionné verticalement pour une prise de vue en mode portrait (Image de 3000 pixels de large sur 4000 pixels de haut).

On obtient une valeur de l’ordre de 882 pixels (Calcul comme suit : 2cm large pour la zone occupée par les lumières / 6,8 cm pour la largeur de l’image sur l’écran d’affichage du Smartphone, soit (2/6,8) x 3000 pixels).

La taille des pixels du capteur équipant le Samsung Galaxy S24+ est de 1 micromètre, soit 0,001 millimètres, mais de fait 2 micromètres effectifs en mode groupement de pixels (Pixel binning pour les photos de 12 MP).

2/ Calculer la taille occupée par les lumières :

La formule à appliquer est la suivante en utilisant le théorème de Thalès (Approximation pour les objets éloignés de l’objectif) : Taille réelle = (N pixels x p x D) / f

Soit

N pixels : Nombre de pixels pour la taille de l’objet sur l’image.

P : Taille d’un pixel (En mm)

D : Distance de l’objet (En mm) (Voir détermination à partir relevés sur carte)

F : La focale de l’objectif (Ici 69 mm)

 

Ce qui nous donne Taille réelle = (882 x 0,002 x 3000000) / 69

Soit une taille apparente de 76695 mm, autrement dit de l’ordre 75 mètres.

Concernant la hauteur du phénomène :

Sur l’image, on peut estimer un rapport 0,5 à 7 entre la hauteur et la largeur, à savoir une hauteur de (75/7) X 0,5, soit de l’ordre d’un peu plus de 5 mètres.

 

S’il s’agit bien d’un brûlage de biométhane en excédent sur le site de Veolia, ça devait bien rayonner de la chaleur à proximité ! Autre possibilité, un puissant éclairage d’une partie du site.

L’hypothèse alternative (Qu’Annick a eu à l’esprit) serait de considérer la présence et le stationnement à basse altitude au-dessus de l’installation d’un « objet » de taille imposante (Equivalente à celle d’un gros avion de ligne !) et très lumineux, pendant quelques dizaines de minutes, qui plus est à courte distance d’un site stratégique (Le site de production du combustible pour les centrales nucléaires) !

 

5/ Informations communiquées par le directeur du site Veolia de Chatuzange-le-Goubet.

Nous avons pris contact avec le directeur du site, monsieur Gwenaël GILANTON qui a eu l’amabilité de nous communiquer les informations suivantes (Mail du 05/10/2026 faisant suite à un échange téléphonique avec lui), lesquelles nous éclairent (Sans mauvais jeu de mots) sur l’origine des puissantes lumières qui ont attiré l’attention des riverains.

Ci-dessous son mail en réponse à notre demande d’information, à la suite d’une prise de contact téléphonique le 5 octobre, complétée de l’envoi d’un mail. Lors de l’entretien téléphonique, il nous a précisé que l’éclairage mis en place était bien de couleur jaune.

 

Bonjour M. ALARCON,

Je vous confirme qu'il s'agit bien de l'éclairage de la zone de dételage des camions, située au sud de notre Installation de Stockage de Déchets non Dangereux.

Cet éclairage a été installé afin de sécuriser cette zone sujette à une forte co-activité. Les travaux ont été finalisés à la mi-septembre, avant l'automne. Un détecteur de mouvement, positionné en amont, déclenche l'éclairage au passage d'un véhicule pour une durée de 15 minutes.

Pour rappel, le site est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18h, ainsi que le samedi de 7h à 12h. En dehors de ces horaires, le site est gardienné et le gardien y effectue des rondes aléatoires, ce qui peut également déclencher l'éclairage.

Vous trouverez en pièce jointe le plan de circulation du site précisant la localisation de la zone de dételage.

J'espère que ces éléments permettront de rassurer les riverains. Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Cordialement,

Gwenaël GILANTON

Directeur d'Unité Industrielle

RECYCLAGE & VALORISATION

810 chemin des Taillandiers

26300 Chatuzange le Goubet

 

 

 

 

6/ Conclusions :

Au vu des réponses apportées par le directeur du site de Veolia, il est clair que ce que les témoins ont observé et que Annick N. a photographié le 26 septembre 2026 correspond à l’éclairage artificiel mis en service par l’exploitant Veolia quelques jours auparavant pour sécuriser les manœuvres de véhicules sur une zone particulière du site. Ceci explique la surprise des riverains qui remarquaient pour la première fois ces puissantes lumières.

Face à une situation inédite, il est naturel que les riverains soient amenés à se questionner, voir à spéculer sur l’origine possible de ces puissantes lumières, en envisageant même pour certains la possibilité qu’elles puissent avoir une origine, disons « exotique ». Rappelons que le témoin principal a déjà fait par le passé des observations de phénomènes aériens insolites, des PAN, comme on les appelle de nos jours. Ceci a certainement joué dans sa façon d’appréhender cette situation inédite, d’autant que ses animaux de compagnie ont manifesté ce soir-là un comportement qu’elle a jugé inhabituel. La réaction de la chienne et des chats d’Annick a renforcé peu ou prou le fait qu’elle envisage une manifestation de type OVNI, en associant leurs comportements à cet événement.

Dans de telles circonstances, l’imagination est vite stimulée. En discutant avec elle, depuis l’endroit où elle a réalisé la photographie, au niveau d’une porte arrière de son jardin donnant sur la voie verte, elle nous a fait part de son impression que les lumières étaient positionnées à la hauteur d’une lisière boisée située derrière le champ de maïs qui jouxte sa propriété, soit environ à une distance de 500 mètres. Elle nous a déclaré s’y être rendue dès le lendemain pour examiner la présence éventuelle de traces au sol, traces qu’elle croit avoir identifiées sous la forme d’herbes couchées au sol. Les photos communiquées à cet égard ne montraient rien de flagrant. Le fait d’être sur place, d’examiner en détail le cliché pris le soir du 26 septembre et le comparer à ceux que nous avons réalisés de jour depuis le même endroit nous a conduit à conclure que ces lumières étaient bien plus distantes et situées à hauteur du site que nous allions ensuite identifier comme étant celui de Veolia sur la commune voisine de Chatuzange-le-Goubet sur la rive opposée de l’Isère (Cf. les éléments partagés plus haut).

La perception de fluctuation dans l’éclairage telles que décrites par Annick pourrait s’expliquer par le fait que la ligne de visée est proche du sol, et que l’air y est plus turbulant du fait que la chaleur emmagasinée en journée dans le sol rayonne à la nuit tombée (Un phénomène bien connu en optique à fortiori si on observe à travers un objectif grossissant) et qu’un certain niveau d’humidité dans l’air participe à ce phénomène (La zone étant principalement recouverte de champs et de petits bois, et qu’une petite rivière, la Joyeuse, coule à proximité immédiate de l’axe de visée).

L’imagination fait le reste, et on ne blâmera pas Annick sur ce point.

Faisons remarquer par ailleurs, que selon le témoignage même d’Annick, son observation des lumières se décompose en deux temps, le premier d’une durée qu’elle a estimée à une quinzaine de minutes qui correspond justement à la durée d’éclairage des lampes (Suite manifestement à la détection d’une présence sur la zone de débâchage, peut-être le gardien faisant sa ronde de nuit). La seconde observation a été écourtée de son fait car elle est occupée à la préparation du repas.

Cette investigation confirme une fois de plus l’utilité de se rendre sur le terrain pour procéder aux vérifications qui s’imposent, ce qui aide à faire la part des choses, et surtout de pouvoir intervenir rapidement auprès du ou des témoins oculaires, quand les faits sont encore frais dans les esprits et que le contexte local n’a pas changé. 

 

 

 

 

Conditions d'utilisation | Confidentialité
Copyright 2010 ColdeVence.com